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Écrit par Admin   
23-10-2008

Avant l’apparition des villes, les eaux de pluie suivaient leur cycle naturel pour rejoindre un cours d'eau ou s’infiltrer dans le sol. La construction des villes a engendré la création de surfaces imperméabilisées (toitures, chaussées, ...) qui empêchent l’eau de s’infiltrer dans le sol, mais aussi des problèmes d’épidémies liées aux rejets des eaux usées dans les rues. C’est à partir de la fin du XIX siècle qu’on assiste au développement des réseaux d’assainissement suite à la loi du 10 juillet 1894 sur le “tout-à-l’égout”. Ainsi l’évacuation des eaux “de toute nature le plus loin des villes et le plus vite possible” est assurée.

Avec l’extension des villes, ces réseaux se sont avérés insuffisants. Les diamètres des tuyaux n’ont cessé d’augmenter. Après la seconde guerre mondiale, le concept de réseau séparatif apparaît (les eaux usées et les eaux pluviales sont collectées dans des réseaux distincts). Cette solution apportera des améliorations mais lors d’importants orages, on assistera encore à des inondations. Après s'être densifiées, les villes se sont agrandies à leur périphérie, toujours plus à l'amont des bassins versants, concentrant vers l'aval tous les flux ruisselant sur toujours plus de surfaces imperméabilisées. A la campagne également, les eaux pluviales ne sont pas totalement maîtrisées.

Pour résoudre ce problème de gestion des eaux pluviales, différentes techniques dites "techniques alternatives" sont possibles.

Les techniques alternatives reposent sur deux principes :

 

  • Le stockage temporaire des eaux pour réguler les débits et réduire les vitesses d’écoulement
  • L’infiltration des eaux dans le sol, si possible, pour réduire les volumes s’écoulant vers l’aval

Et deux corollaires :

 

  • La gestion au plus près du point de chute
  • Éviter le ruissellement synonyme de pollution

 

Elles présentent les avantages suivants :

  • Lutte contre les inondations

  • Coût réduit dans le temps par rapport aux solutions classiques (plus de frais de fonctionnement)

  • Réduction de la pollution (au niveau des rejets au milieu naturel)

  • Fiabilité (en participant à la notion de développement durable)

  • Réapprovisionnement des nappes souterraines

 

Au départ, les techniques alternatives ont été peu utilisées parce que nouvelles et mal connues. Initiées d'abord par Bordeaux, puis Lyon et bien d'autres, elles sont maintenant présentes dans de nombreuses villes françaises.

Ainsi sur Douai et sa périphérie, où le recours à ces techniques alternatives a été érigé en politique générale, on compte plus de 450 réalisations au 1er Janvier 2009.

 

 

Dernière mise à jour : ( 18-01-2009 )
 
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